As-tu dĂ©jĂ ressenti une pression constante pour ĂȘtre aimĂ©.e et acceptĂ©.e par tout le monde ? Pour de nombreuses personnes hypersensibles, ce besoin dâapprobation va bien au-delĂ dâune simple envie de plaire : il devient une quĂȘte incessante qui dicte leurs choix et leurs relations.
Ce comportement est souvent motivĂ© par deux peurs fondamentales : la peur du rejet et la peur de lâabandon. Chez les hypersensibles, il sâaccompagne dâune forte rĂ©ceptivitĂ© aux Ă©motions des autres. Cela les pousse Ă Ă©viter les conflits et Ă rechercher en permanence une validation extĂ©rieure.
à travers les histoires de plusieurs personnages, nous allons explorer ces peurs, leurs origines et leurs impacts, mais surtout comment les hypersensibles peuvent se libérer du besoin de plaire à tout prix pour retrouver une vraie liberté émotionnelle.
La peur du rejet : « Si je dis non, on ne mâaimera plus »
Lâhistoire de Laurent
Comme beaucoup d’hypersensibles, Laurent, a toujours eu un besoin constant de plaire. Depuis lâenfance, il a appris que lâattention de ses parents dĂ©pendait de son comportement. Ils Ă©taient aimants, mais leur affection semblait conditionnĂ©e Ă sa rĂ©ussite scolaire, Ă son attitude et Ă sa capacitĂ© Ă se conformer aux attentes. Lorsqu’il Ă©tait enfant, Laurent se souciait surtout de ne pas dĂ©cevoir car chaque erreur semblait entraĂźner une rĂ©action froide ou un dĂ©sintĂ©rĂȘt. Cela a forgĂ© en lui une croyance : l’amour et l’acceptation ne se mĂ©ritaient que si lâon plaisait aux autres.
Ă lâadolescence, cette dynamique sâest amplifiĂ©e. Lors de sorties avec ses amis, il Ă©vitait toujours les conflits. De plus, choisissait des sujets de conversation qui plaisaient Ă tout le monde. Il ne disait jamais non lorsquâon lui demandait de faire des choses qu’il ne voulait pas vraiment faire. La peur de ne plus ĂȘtre aimĂ©, de ne plus appartenir au groupe, Ă©tait plus forte que tout. Laurent se disait que si quelquâun le rejetait, cela voudrait dire quâil ne valait rien.
Un jour, un ami lui a proposĂ© de lâaider avec un projet de groupe. MalgrĂ© son Ă©puisement, Marc a acceptĂ©. Plus tard, il s’est rendu compte quâil sâĂ©tait laissĂ© envahir par le besoin de plaire Ă tout prix. Il se sentait vidĂ© Ă©motionnellement et mentalement, mais il avait du mal Ă sâaffirmer et Ă dire « non ». La peur de lâĂ©loignement et du rejet de ses amis Ă©tait bien plus grande que la possibilitĂ© de leur dĂ©plaire.
La peur du rejet Ă la loupe
C’est lâune des raisons principales pour lesquelles de nombreuses personnes, comme Laurent, cherchent Ă plaire Ă tout prix. Elle se nourrit dâune expĂ©rience oĂč lâamour et lâattention Ă©taient conditionnĂ©s Ă un comportement spĂ©cifique. De plus, elle Ă©tait souvent influencĂ©e par des interactions avec les parents ou des figures dâautoritĂ© durant lâenfance.
Le rejet Ă©voque une menace pour l’identitĂ© sociale et Ă©motionnelle de la personne hypersensible. Cela peut crĂ©er un sentiment profond d’insĂ©curitĂ©, oĂč elle se sent incomplĂšte, non dĂ©sirĂ©e, ou invisible. Dans le cas de Laurent, il a appris que la conformitĂ© et la soumission Ă ce que les autres veulent Ă©taient les clĂ©s de lâacceptation mais Ă quel prix ? Il a fini par s’oublier…
đŻ Selon Baumeister et Leary (1995), l’appartenance est une nĂ©cessitĂ© humaine fondamentale. Leur Ă©tude montre que le rejet social active des circuits cĂ©rĂ©braux liĂ©s Ă la douleur physique, dĂ©montrant Ă quel point la peur du rejet peut ĂȘtre une expĂ©rience Ă©motionnelle intense et aversive. Plus cette peur est internalisĂ©e, plus elle peut mener Ă des comportements tels que la soumission ou le sacrifice de soi.
La solution face Ă cette peur rĂ©side dans la reconnaissance de son propre besoin de validation intĂ©rieure et dans l’affirmation de ses besoins, sans crainte de la rĂ©action des autres. Il est crucial de comprendre que lâon ne peut pas plaire Ă tout le monde et que le rejet fait partie de la vie. Mais cela ne signifie pas pour autant la fin de lâamour ou de lâappartenance.
Le besoin de plaire : Le piĂšge de l’illusion de validation extĂ©rieure

Certaines personnes ont du mal Ă accepter quâelles ne puissent pas plaire Ă tout le monde. Elles finissent alors par accorder plus de valeur aux attentes des autres quâĂ leur propre bien-ĂȘtre.
đŻ Comme lâexplique Virginie Reiffsteck, psychothĂ©rapeute : « Avec au fond de soi la frustration ou la peur dâĂȘtre aimĂ© pour quelquâun quâon nâest pas. »
Lorsquâon cherche Ă plaire, on se conforme souvent Ă des normes sociales ou des attentes familiales. Mais nous n’agissons pas selon ce que lâon ressent profondĂ©ment. On se demande trĂšs souvent : « Comment suis-je censĂ©.e me comporter ? » Au lieu de se connecter Ă ce que lâon est vraiment Ă lâintĂ©rieur, on se concentre exclusivement sur lâextĂ©rieur, en cherchant Ă rĂ©pondre aux attentes des autres. Cela nous amĂšne Ă accorder plus de valeur Ă leur opinion quâĂ la nĂŽtre. Cela nous pousse parfois Ă nous nier pour paraĂźtre plus dociles ou plus faciles Ă ĂȘtre acceptĂ©s par les autres.
Il devient donc crucial de sâautoriser Ă ĂȘtre soi-mĂȘme, dâaccepter qui lâon est sans avoir Ă se conformer aux attentes des autres.
đ Pour aller plus loin, je t’invite Ă explorer mon article :
đ Hypersensibles : comment se valoriser « au regard de soi »
La peur de lâabandon : « Si je suis rejetĂ©.e, je resterai seul.e pour toujours »
Passons Ă lâhistoire de Laure
Laure, hypersensible, a toujours eu un besoin intense de se sentir aimĂ©e et entourĂ©e. Enfant, elle vivait dans une atmosphĂšre oĂč lâamour semblait incertain. Ses parents, bien que prĂ©sents, Ă©taient souvent Ă©motionnellement distants. Quand elle essayait de se rapprocher d’eux pour de simples moments de tendresse, ses parents Ă©taient souvent trop occupĂ©s pour lui accorder de lâattention. Ce manque d’affection a créé en elle une peur profonde : celle de se retrouver abandonnĂ©e, de ne pas ĂȘtre assez importante pour les autres.
Ă lâĂąge adulte, Laure a du mal Ă Ă©tablir des relations saines. Elle a du mal Ă sâaffirmer dans ses amitiĂ©s et relations amoureuses, par peur dâĂȘtre rejetĂ©e et abandonnĂ©e. Quand une amie ou un partenaire lui exprimait des dĂ©saccords ou de lâindiffĂ©rence, Laure avait lâimpression que cela voulait dire quâelle se retrouverait seule. Et cet instant dâisolement Ă©motionnel lâeffrayait au plus haut point. Elle passait souvent des nuits Ă se demander si elle Ă©tait assez digne dâĂȘtre aimĂ©e. De plus, elle se questionnait constamment sur la soliditĂ© de ses liens. Chaque dispute, chaque silence, Ă©tait perçu comme une rupture imminente.
Que cache la peur de lâabandon ?
La peur de lâabandon est une peur beaucoup plus profonde que celle du rejet. Elle est liĂ©e Ă une insĂ©curitĂ© affective et Ă©motionnelle, souvent due Ă des blessures prĂ©coces. Il peut s’agir d’une nĂ©gligence Ă©motionnelle ou d‘une sĂ©paration non rĂ©solue avec les figures d’attachement. Lorsque cette peur est activĂ©e, la personne peut ressentir un vide immense Ă l’idĂ©e de se retrouver seule, sans soutien affectif. Elle peut devenir extrĂȘmement dĂ©pendante des autres pour combler ce vide intĂ©rieur.
Laure, par exemple, cherche constamment Ă prouver quâelle mĂ©rite l’amour. Et chaque conflit, chaque distance ressentie, renforce son angoisse de lâabandon. Cette peur peut rendre les relations difficiles. En effet, la personne se lance dans un cercle vicieux d’auto-sacrifice ou d’attachement excessif, de peur de perdre ce lien affectif.
đŻ La thĂ©orie de l’attachement de Bowlby (1969) dĂ©montre que l’attachement prĂ©coce avec les parents ou tuteurs a une influence dĂ©terminante sur la capacitĂ© Ă dĂ©velopper des relations saines Ă l’Ăąge adulte. Les enfants qui ont vĂ©cu une sĂ©paration ou une nĂ©gligence affective sont souvent plus sujets Ă une anxiĂ©tĂ© relationnelle importante, qui se traduit par une peur constante de l’abandon.
Pour surmonter cette peur, il est nĂ©cessaire dâapprendre Ă se reconnecter Ă soi-mĂȘme et Ă son propre sentiment de sĂ©curitĂ© intĂ©rieure. Les relations doivent ĂȘtre fondĂ©es sur lâinterdĂ©pendance et non sur une dĂ©pendance affective.
Le besoin dâĂȘtre aimĂ© : « Si les autres mâapprĂ©cient, alors jâai de la valeur »
L’exemple d’Iris

Iris, hypersensible, a toujours cherchĂ© Ă se faire apprĂ©cier de tous, parfois au dĂ©triment de sa propre santĂ©. Ses parents lui montraient leur amour Ă travers des attentes Ă©levĂ©es. En effet, elle devait rĂ©ussir Ă l’Ă©cole, se comporter de façon irrĂ©prochable en sociĂ©tĂ©, et obtenir l’approbation des adultes. C’Ă©taient des conditions essentielles pour recevoir de l’affection. Ainsi, elle a fini par croire qu’elle devait toujours rĂ©pondre aux attentes des autres pour ĂȘtre aimĂ©e.
Ă lâadolescence, Iris a eu du mal Ă sâaffirmer. Chaque fois qu’elle faisait un choix personnel, elle se sentait coupable s’il ne convenait pas aux autres. Par exemple, lorsqu’un ami lui a proposĂ© de sortir dans un endroit quâelle nâapprĂ©ciait pas particuliĂšrement, elle a acceptĂ© pour ne pas risquer de le dĂ©cevoir. Mais en agissant ainsi, elle allait Ă l’encontre de ses propres dĂ©sirs. De mĂȘme, en amour, Iris faisait constamment passer les besoins de son partenaire avant les siens. Elle espĂ©rait ainsi renforcer sa relation, mais cela l’Ă©puisait Ă©motionnellement.
Le tournant est venu lorsqu’Iris a pris conscience de la maniĂšre dont elle vivait dans lâombre des autres. Alors, elle a commencĂ© Ă remettre en question cette dynamique et Ă rĂ©aliser quâelle sâĂ©puisait en cherchant sans cesse Ă obtenir de lâapprobation. Elle a commencĂ© Ă se concentrer sur ses propres besoins. Elle a Ă©galement appris Ă se valider sans attendre lâapprobation des autres.
Le piĂšge du besoin de validation
Iris incarne bien le schĂ©ma de personnes dĂ©pendantes de la validation extĂ©rieure. Enfant, elle a appris de ses parents que pour obtenir de lâaffection et de lâattention, elle devait se plier Ă leurs dĂ©sirs. Lorsque ce schĂ©ma est ancrĂ©, la personne apprend Ă ajuster constamment son comportement pour rĂ©pondre aux attentes des autres, parfois au dĂ©triment de son propre bien-ĂȘtre.
Lâauto-sacrifice devient une habitude, oĂč les besoins personnels sont mis de cĂŽtĂ© pour satisfaire les autres. Cela peut Ă©galement provoquer de lâanxiĂ©tĂ© sociale, comme dans le cas d’Iris, qui a constamment l’impression que son comportement sera jugĂ© et doit correspondre Ă ce que les autres attendent d’elle. En recherchant une validation externe, Iris sâĂ©loignait progressivement de son authenticitĂ©, ce qui renforçait un sentiment de vide intĂ©rieur.
đŻ Selon le psychologue Carl Rogers, la congruence entre notre soi rĂ©el et notre soi idĂ©al est essentielle pour maintenir une bonne santĂ© psychologique. Si nous cherchons Ă ĂȘtre quelqu’un d’autre pour plaire, cela engendre une dissonance qui peut nuire Ă notre bien-ĂȘtre.
La solution passe par le dĂ©veloppement de l’estime de soi et l’acceptation de soi, indĂ©pendamment des attentes des autres.
LâhypersensibilitĂ© aux Ă©motions des autres : « Je ressens tout, alors je veux Ă©viter les tensions »
L’histoire de Denis

Denis est une personne hypersensible, extrĂȘmement empathique. Depuis son enfance, il a toujours Ă©tĂ© trĂšs attentif aux Ă©motions des autres. Son pĂšre, souvent stressĂ© et distant, lui imposait une certaine vigilance Ă©motionnelle. Denis a appris Ă capter les signes de malaise chez ses proches et Ă y rĂ©agir. Et plus il grandissait, plus il se sentait responsable de maintenir la paix autour de lui.
En tant quâadulte, Denis a commencĂ© Ă se rendre compte quâil absorbait les Ă©motions des autres. Si une amie Ă©tait triste, il se sentait accablĂ© par sa tristesse. De plus, il avait une peur irrationnelle de dĂ©cevoir les autres. Chaque fois qu’il n’Ă©tait pas d’accord avec ses amis, il ressentait une culpabilitĂ© Ă©norme, comme sâil avait provoquĂ© une catastrophe. Cette hypersensibilitĂ© Ă©motionnelle le conduisait parfois Ă Ă©viter des discussions importantes ou Ă s’effacer par peur du conflit. Il se sentait Ă©puisĂ© Ă la fin de chaque journĂ©e, comme si les Ă©motions des autres avaient pris le dessus sur les siennes.
Le moment dĂ©cisif pour Denis a Ă©tĂ© lorsqu’il a pris conscience de sa tendance Ă sâoublier au profit des autres. Il a alors commencĂ© Ă poser des limites plus claires et Ă reconnaĂźtre ses propres Ă©motions. Petit Ă petit, il a appris Ă mieux apprivoiser cette hypersensibilitĂ© sans se laisser engloutir par les Ă©motions des autres.
L’ypersensibilitĂ© Ă©motionnelle et la prise de responsabilitĂ© des autres
Elle est souvent liĂ©e Ă une grande capacitĂ© d’empathie, mais elle peut aussi mener Ă une surcharge Ă©motionnelle. Lâabsence de limites claires entre les Ă©motions de lâindividu et celles des autres peut entraĂźner un Ă©puisement Ă©motionnel, une angoisse sociale, et une difficultĂ© Ă exprimer ses propres besoins.
đŻ Le psychologue Daniel Goleman, souligne lâimportance de la conscience Ă©motionnelle et de la gestion des Ă©motions dans nos interactions sociales. Goleman prĂ©cise que lâempathie, bien quâessentielle pour les relations humaines, doit ĂȘtre accompagnĂ©e dâune rĂ©gulation Ă©motionnelle pour Ă©viter la surcharge et la dĂ©pendance excessive aux Ă©motions des autres.
Il est essentiel pour les hypersensibles dâapprendre Ă se protĂ©ger Ă©motionnellement. Pour ce faire, il est primordial de dĂ©veloppant une plus grande conscience de soi et Ă©tablir des limites saines. Cela ne signifie pas devenir insensible, mais plutĂŽt apprendre Ă diffĂ©rencier ses propres Ă©motions de celles des autres.
Conclusion
Le besoin de plaire Ă tout prix et lâhypersensibilitĂ© aux Ă©motions des autres peuvent conduire Ă lâĂ©puisement Ă©motionnel et Ă la perte de soi chez les hypersensibles. PlutĂŽt que de chercher Ă obtenir une validation extĂ©rieure pour se sentir digne dâamour il devient crucial de se reconnecter Ă soi-mĂȘme pour Ă©viter de se sacrifier constamment pour les autres.
Il s’agit d’apprendre Ă poser des limites claires, Ă se dĂ©tacher de la validation externe, et Ă reconnaĂźtre sa propre valeur indĂ©pendamment des opinions des autres. Cela permet de dĂ©velopper une estime de soi solide et de trouver un Ă©quilibre entre ĂȘtre empathique envers les autres et prendre soin de ses propres besoins Ă©motionnels.
đ± Si tu as du mal Ă fixer des limites, je tâinvite Ă lire mon article :
đ Hypersensibles : comment poser des limites sans culpabiliser
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J’aime cet article car il touche Ă notre fort intĂ©rieur … Cette dimension intime qui nous empĂȘche d’agir en pleine conscience đ
Merci Ăric pour ton partage, câest vraiment touchant ! đ Je suis ravie que lâarticle ait rĂ©sonnĂ© en toi. Comme tu le dis, les raisons profondes derriĂšre le besoin de plaire agissent souvent en arriĂšre-plan, parfois Ă notre insu. Tant quâon ne les met pas en lumiĂšre, elles limitent notre prĂ©sence Ă nous-mĂȘmes et freinent notre capacitĂ© Ă agir avec luciditĂ©. Prendre conscience de ces mĂ©canismes, câest dĂ©jĂ un grand pas vers plus de libertĂ© intĂ©rieure.
Je dois admettre ne pas connaĂźtre cela (pourtant on m’a diagnostiquĂ©e hypersensible). En fait, pour moi, c’est assez Ă©goĂŻste mais mon bien-ĂȘtre passe avant celui des autres. Et je trouve ça vraiment nĂ©faste de ne pas dire quand ça ne va pas et quelles sont nos limites… Je pense qu’au final, on gagnerait tous Ă ĂȘtre franc et Ă essayer de comprendre les limites de chacun pour essayer de trouver des solutions, plutĂŽt que de garder ses problĂšmes pour soi et donc empirer les choses.
Merci Flore pour ton partage authentique ! đ Tu soulĂšves un point trĂšs important : poser ses limites et exprimer ce que l’on ressent, câest loin dâĂȘtre Ă©goĂŻste. Câest mĂȘme une forme de respect, envers soi et envers les autres. LâhypersensibilitĂ© sâexprime de mille façons diffĂ©rentes, et ce que tu dis montre justement une belle conscience de toi. Tu as tout Ă fait raison : la communication claire et sincĂšre est essentielle pour prĂ©server les relations et Ă©viter les malentendus. Merci encore pour ton regard ! đ
L’histoire des personnages agit comme un miroir qui nous renvoie notre reflet comportemental. Je me suis un peu reconnue dans Iris.
Mais, les alĂ©as de la vie m’ont appris Ă me dĂ©tacher du regard des autres, et maintenant je ne cherche plus du tout cette validation.
Confiance en soi et savoir dire non sont des atouts prĂ©cieux pour prĂ©server notre sensibilitĂ© et notre bien-ĂȘtre.
Merci Ketty pour ton partage, il me parle beaucoup. Câest vrai que les personnages agissent comme des miroirs, et câest touchant de sây reconnaĂźtre. Comme toi, jâai appris Ă me libĂ©rer du regard des autres â un vrai chemin vers la paix intĂ©rieure. Et oui, savoir dire non avec confiance, câest se respecter profondĂ©ment.
Il y a tellement a apprendre de ces schĂ©mas que l’on met en place pour se sentir en sĂ©curitĂ©. C’est bon de lire et relire ces exemples pour essayer d’ĂȘtre chaque jour un peu plus soi-mĂȘme.
Merci Flore pour ton retour ! đ Tu mets le doigt sur quelque chose de trĂšs juste : ces schĂ©mas de protection, on les met en place souvent inconsciemment, pour se sentir aimĂ©s ou en sĂ©curitĂ©. Et câest en les observant, sans jugement, quâon peut doucement sâen libĂ©rer. Je suis ravie que lâarticle tâait parlĂ© â chaque prise de conscience est dĂ©jĂ un pas vers soi.
En tant quâhypersensible, je me suis reconnue dans tellement de passages : la peur du rejet, le besoin de validation extĂ©rieure, cette tendance Ă absorber les Ă©motions des autres⊠tout est dit avec douceur, clartĂ© et bienveillance.
Un grand merci pour cette lecture Ă©clairante et rĂ©confortante đ
Merci beaucoup Sabine pour ton message touchant đ Je suis heureuse que lâarticle ait rĂ©sonnĂ© avec ton vĂ©cu. LâhypersensibilitĂ© peut parfois ĂȘtre difficile Ă porter, mais quand on commence Ă mieux la comprendre, elle devient aussi une vraie force. Ton retour me fait chaud au cĆur. Merci Ă toi pour ta sensibilitĂ© et ta confiance. đ
Merci pour la référence à Daniel Goleman que je ne connaissais pas. Prendre conscience de nos émotions pour mieux les réguler résonne avec ma pratique: développer une écoute fine de soi par des arts sensoriels et spontanés.
Merci Sylvie pour ton partage ! đ Je suis ravie que la rĂ©fĂ©rence Ă Daniel Goleman tâait parlĂ©. Son approche de lâintelligence Ă©motionnelle est vraiment Ă©clairante. Ce que tu dis sur lâĂ©coute de soi Ă travers les arts sensoriels et spontanĂ©s est magnifique. Câest une voie profonde et authentique pour se reconnecter Ă ses ressentis.
Toutes ces peurs qui nous empĂȘchent d’ĂȘtre pleinement nous, sont sĂ»rement plus profondes chez les hypersensibles. En plus notre Ă©ducation en gĂ©nĂ©ral, insiste sur le faire plaisir aux parents, soit gentil … sur l’amour conditionnel.
Tu mets le doigt sur quelque chose de trĂšs juste. LâĂ©ducation, souvent empreinte dâamour conditionnel, pousse beaucoup dâentre nous, et encore plus les hypersensibles, Ă associer leur valeur au regard ou Ă la satisfaction des autres. Ce besoin de plaire devient alors un mĂ©canisme de survie affectif. Câest comme si on avait appris trĂšs tĂŽt que pour ĂȘtre aimĂ©, il fallait rĂ©pondre aux attentes, mĂȘme si ça nous Ă©loigne de qui on est profondĂ©ment. Se dĂ©construire de ça demande du temps, de la douceur et beaucoup de courage. Merci Philippe pour ce partage. đ